Au 19e siècle la
littérature n'est plus une littérature aristocratique et élitaire,
mais démocratique. Si au 17e siècle, les puissants
allaient au théâtre pour regarder sur scène leurs semblables, le
bourgeois du 19e siècle lit des livres ou il suit le
destin d'un protagoniste bourgeois. Cette transformation a été
possible parce que les livres sont vendus maintenant à des prix
raisonnables, grâce aux progrès dans la
technique de l'imprimerie
(surtout grâce aux nouvelles machines provenant d'Angleterre) et
aussi grâce au fait qu'un nombre toujours croissants de gens sait lire, 40% au début du siècle, 80% à la fin. Ni Napoléon ni ses
successeurs n'interviennent pour s'opposer aux questions du goût, du
style ou de la morale, ils n'en
ont plus le pouvoir.
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