texte 1 Pascal texte 2 Descartes texte 3 La Fontaine
texte 4 La fable texte 5 Molière texte 6 Corneille
texte 7 La tragédie texte 8 Glossaire exte 9 Correspondances
texte 10 La Bruyère    

 

Le 17e siècle est le siècle classique. On imite les Anciens (les auteurs de l'Antiquité grecque tout en utilisant pour les moeurs et les caractères les qualités françaises du 17e siècle. L'Académie française commence déjà à agir comme juge suprême du goût et du style raffinés et subtils.

Le classicisme est avant tout un art qui impose au réel une unité intellectuelle qui reflète l'ordre, la hiérarchie claire de la société, la grandeur de la monarchie, voire de Louis XIV, du Roi Soleil, et l'intellectualité des couches supérieures de la société. Cette domination de la vie culturelle reflète exactement l'absolutisme du système politique et sociale.

 

Le classicisme suit une théorie élaborée contenant des règles stylistiques, morales et pédagogiques. Une pièce de théâtre par exemple doit être écrite selon des règles pour la forme - l'unité de temps, de lieu, de l'action, un héritage de l'Antiquité - , pour la morale - la littérature du 17e siècle veut avant tout instruire en montrant les conséquences d'une attitude ou d'un défaut de caractère dans les couleurs les plus sombres. La catharsis est l'arme moralisatrice des écrivains du 17e siècle.

 

Les auteurs du 17e siècles dépendent largement de mécènes, nobles riches au début, plus tard Louis XIV qui paie les grands auteurs. Vu l'analphabétisme énorme et une technique d'imprimerie très chère, un auteur ne peut subsister de la vente des ses livres. Logique donc qu'on ne trouve quasiment aucune trace d'une critique contre le roi ou le système absolu dans les oeuvres du 17e siècle.

 

La cour royale à Versailles est le pôle de la vie sociale. Elle impose à la société, à la littérature et aux moeurs ses règles. Ce sont le Clergé, les collèges jésuites, la noblesse et la haute bourgeoisie qui participent à cette civilisation, tandis que les masses rurales vivent dans l'ignorance et dans une extrême misère. L'idéal de cette société est l'honnête homme. Il appartient à la haute bourgeoisie que le Roi favorise. Il est raisonnable, sait parler de tout sans être expert de tout, est modéré dans son caractère et exprime le sens commun de l'époque. Il y a dans toutes les oeuvres classiques un honnête homme qui contrebalance le protagoniste démesuré.

 

L'honnête homme achète une charge royale, moyen splendide du Roi pour financer sa vie coûteuse, et appartient donc à cette nouvelle classe appelée ' la noblesse de robe'. Une charge royale symbolise pour un honnête homme l'ascension sociale, il peut jouir d'un peu de noblesse. La haute bourgeoisie est devenue un facteur économique important dans la nation. En s'engageant dans le commerce, facilité par les progrès des moyens de transport (Louis XIV a fait construire un réseau de canaux) et dans le monde juridique, cette couche devient peu à peu plus importante économiquement que la noblesse qui se détériore dans la négligence des affaires, qui ne travaille quasiment pas et qui s'endette malgré le fait qu'ils jouissent de beaucoup de privilèges (chasse, impôts).